PARTIE 4

PARTIE 4 / L’étude Anonymous

Le mouvement perçu par la toile

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D’après les commentaires de cette étude quelques remarques restent importantes à noter :

La mauvaise connaissance du groupe :

anonymous sont-ils trop voyant communication buzz Hadopi Express UFC image attitude ludoLe mouvement Anonymous a plus de 4 ans, et ce n’est que ces derniers temps que la médiatisation s’est amplifiée avec MegaUpload comme point de départ. Cependant, il se détache deux types de personnes. Ceux qui sont persuadés qu’il y a une guerre à mener ici dans le monde occidental contre une « dictature » de l’information et de la politique, mais qui ne vont pas plus loin que leur simple besoin de révolte (peut-être simplement personnel?). Ils prennent notamment le mouvement comme un moyen d’exprimer leurs sentiments belliqueux stérils sans se rendre compte qu’ils décridibilisent le groupe et prônent des actions plus violentes (dixit les commentaires « ce n’est pas en faisant pipi dans l’océan que l’on va tuer de gros poisson » ; « une grosse révolution serait plus efficace »; »qu’attendez-vous pour niké le FBI »).

Et ceux, de l’autre côté qui critiquent vivement le mouvement sur leurs opérations citées dans la partie précédente sans connaitre le groupe dans ses actions concrètes et politiquement intéressantes menées notamment pendant les révolutions Arabes, en Syrie ou sans prendre en compte le fait que le buzz généré a permis de prendre conscience des lois ACTA ou SOPA (mots cités tellement peu dans l’étude). Anonymous existe pour une partie du grand public depuis seulement les dérives occasionnées et ne sont que des individus pré pubères aux motivations dénuées de sens et inscrites dans une « mode de société ».

Une image perdue entre pirate, hacker, légalité et défenseur de la liberté :

anonymous sont-ils trop voyant communication buzz Hadopi Express UFC image attitude JOhny deppGlobalement il apparaît qu’il y a le côté hacker et pirate qui paradoxalement attire d’une part (« Battez vous, notre liberté en dépend ») mais est critiqué de l’autre (« il faut les mettre en prison »). Il faut signaler que Hacker (ou « Bidouilleur » en anglais, désigne « le possesseur d’une connaissance technique lui permettant de modifier un objet ou un mécanisme pour l’améliorer ou lui faire faire autre chose que ce qui était initialement prévu » – Wikipédia) ne veut pas dire Pirate qui lui est dans l’illégalité (justifiée ou non c’est un autre débat). Quand un média titre : « 25 hackers arrêtés affiliés à Anonymous », on se rend bien compte que ces amalgames sont largement proliférés par nos médias de l’information et nuisent fortement à l’image des hackers premièrement mais des Anonymous surtout qui ne sont pas tous des pirates. Pirater des sites d’état syriens pour y glisser des images permettant de prendre conscience des abus du pouvoir, c’est bien, pirater l’UFC parce qu’un des ses dirigeants a vexé l’orgueil de quelques anons, c’est moyen. A ce propos Kevin Mitnik, ancien maître du hackage américain, trouve du haut de ses 49 ans que les méthodes du groupe bien qu’originales et intelligentes restent basiques… à méditer donc. Le piratage est devenu un outil de manifestation ou d’action et ce qu’il faut condamner ce sont les intentions de ceux qui le pratiquent. Etre un pirate ou un hacker ne veut rien dire dans l’absolu. Notamment sur la libre circulation des fichiers, je pense qu’à la base les Anonymous ne prônaient pas un piratage de grande masse que permettait MegaUpload (il a été bizarre que les Anons ait été si « violents » quant à sa fermeture) mais ils défendent l’idée qu’Internet est un espace de partage et qu’il ne faut pas y mettre des barbelés à tous les coins.

Des origines représentatrices de l’image actuelle ?

ANON C’EST UNE FACON DE PENSER, UN MOUVEMENT GNAGNAGNA ». Non, stop. Les anon étaient, sont et seront en GRANDE MAJORITE des utilisateurs de 4chan, et cela n’empêchera pas leurs mauvaises origines, qui leurs font perdre toute crédibilité. »

Si Anonymous est né sur 4Chan, certains ne l’ont pas oublié comme on peut lire sur le commentaires précédents. « Des images pédophiles, des photos de filles nues, souvent piratés, volées, voir vendu sur le web par des petit copains en colère,  des images gores » , voilà pour certain ce qu’il y avait dans le berceau du mouvement. De quoi nuire à une image de grand chevalier blanc d’aujourd’hui. Les « joyeux lurons et autres tarés » ont aujourd’hui fédérer de nombreuses personnes et ne pensaient pas à ce moment là qu’ils allaient créer une communauté. Il reste à espérer que ce sont des histoires anciennes, de mauvaises blagues et que ces « Dark Anons » ne soient plus aujourd’hui les représentants de ces idées. Pour les autres c’est comme partout comme le dit si bien Didier Super : il y en a des biens!

Bref.

Si la croyance en ce mouvement restent favorable, le jour n’est il pas à l’amélioration du débat ? En effet, le manque de communication autour de la « marque Anonymous » laisse les médias être critiques et le faire savoir, laisse des membres perpétuer des actions incohérentes et laisse le grand public s’emparer d’une image faussée du groupe. Dans ce sens là, les Anons ont aussi leur rôle à jouer autant que les médias.

Le mouvement peut-il devenir le nouveau moyen d’expression, comme le souligne un interrogé : « C’est le premier mouvement réellement annonyme. Le fait que les membres ne se connaisent pas tous et ne travaillent pas tous ensemble est fortement intéressant. Peut-être un nouveau système de rébellion non arrêtable ? ». Internet a ouvert de nouveaux horizons à la manifestation et Anonymous est un symbole (peut-être encore béta) des enjeux de la manifestation en ligne. Le problème de la nébuleuse Anonymous reste la crédibilité de la prise de parole. Tout le monde étant ou n’étant pas Anonymous, il est difficile d’y voir une un voix commune. » Le futur nous dira si cela est possible ou s’il faudra au final créer des espaces de discussions administrées pour commencer à organiser quelque chose … en attendant vous aurez toujours l’IRC …

Prélude : « Tout peut se dire mais pas au nom d’Anonymous »

Partie 1 : Carte d’identité s’il vous plait ! Identité d’un ANON.

Partie 2 : Les faits reprochés ou les actions de l’amalgame

Partie précédente : Quels impacts ?

La conclu : « Comm et contre comm » 

Publié le mars 27, 2012, dans Society Observer. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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