To Conclude …

/ Conclusion

« comm et contre comm »

Comme tout mouvement, nous voyons apparaitre un anti-mouvement, et c’est en passant ce qui permet d’arriver à des équilibres. Il faut défendre sa liberté d’expression, et garder le net que nous connaissons comme un espace de partage et d’information à TGV. Les Anonymous se bougent contre des lois visant à uniformiser le web, confondant duplication et contrefaçon, et qui rendraient le levier numérique non porteur de croissance, et là est leur légitimité. Ils étaient là pendant les révolution arabes, ils étaient là pour dénoncer la mise en place de pouvoirs oligarchiques rigoureusement contrôlés, ils étaient là pour empiéter pacifiquement contre des institutions en Syrie, ils ont permis par les buzz de ces derniers mois de médiatiser la mise en place des lois ACTA et SOPA tout en permettant les levers de boucliers du grand public. (Et après tout, que les plus jeunes s’emparent d’un mouvement reste une chose classique que l’on voit dans la plupart des grèves face à des réformes politiques critiquées). La question qui me reste en tête reste qu’ici en France, nous sentons nous si emprisonnés que ça pour pirater un média, dégrader un bien public ou commettre un piratage inconscient aujourd’hui à la porté de tous ?

Pour les anons, il faut souligner que se désengager des actions dès que celles-ci n’apportent pas bonne publicité n’est pas une stratégie pertinente à long-terme. L’image des anonymous se dégradant potentiellement peu à peu. Alors Oui, Anonymous est une idée qui ne vit que par elle-même sans qu’il y ait responsabilités avérées d’un acteur précis, d’un leader ou d’un pôle décisionnel. Mais c’est comme ça que l’on crée des barrières «pro et anti », des barrières entre geek et grand public, des barrières entre des mêmes consommateurs de cultures. Le mouvement doit-il maîtriser mieux sa communication ? Du côté des associations, certaines ont une réponse. Comme AIDES qui choisit l’humour intelligent pour faire passer ses messages ou WWF qui joue la provocation. La créativité est toujours plus efficace qu’un débat stérile et sans fin. Je ne dis pas qu’il faut faire de la pub, loin de là, ce serait HS, mais de garder un oeil sur l’image qu’on renvoie à ceux pour qui l’on agit : le grand public au travers de l’internaute.

Nous avons le pouvoir de rassembler, d’être critique, et de ne pas tomber dans les pièges de manipulations médiatiques, d’un côté (les anti-anonymous qu’ils soient particuliers, politiques ou personnes morales) comme de l’autre (les pro- légèrement désorientés ou mal intentionnés). Il ne faut pas perdre de vue qu’Anonymous a créé un drapeau derrière lequel une communauté s’est formée. Anonymous transfert des valeurs, Anonymous défend une idée, un monde, Anonymous a, comme le 2.0, la mémoire longue, Anonymous a la communauté… Maintenant il reste à savoir comment l’animer de façon pertinente en France et ceci pas seulement dans les pays où la révolution fait rage.

Prélude : « Tout peut se dire mais pas au nom d’Anonymous »

Partie 1 : Carte d’identité s’il vous plait ! Identité d’un ANON.

Partie 2 : Les faits reprochés ou les actions de l’amalgame

Partie 3 : Quels impacts ?

Partie précédente : Etude Anons : la perception de la toile

Publié le mars 27, 2012, dans Society Observer. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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